La pollution en Chine provient essentiellement de l’agriculture ! (2/2)

Publié le par wangyoann

Premiers chiffres sur la pollution.


Toutefois, le ministère de l’Environnement a quand même « dégainé » des chiffres sur le nom des polluants ainsi que leur quantité rejetée dans l’eau et dans l’air. Par exemple, les quantités d’ammoniac/ammonium relâchées dans les eaux seraient de plus de 1,7 million de tonnes ; les rejets de dioxyde de soufre auraient atteint 23,2 millions de tonnes et enfin les rejets d’oxyde d’azote seraient de l’ordre de 17,97 millions de tonnes (pour l’année 2007).

 

                L’enquête a permis aussi de confirmer l’état alarmant de plusieurs fleuves chinois : Huaihe, Haihe, Liaohe, le lac Taihu… ; élément plus surprenant, 30 % des rejets polluants dans l’atmosphère en Chine proviennent des émissions d’oxyde d’azote des voitures (on aura pu penser que les émissions les plus importantes dans l’atmosphère provenaient des complexes industriels, extrêmement polluants en Chine), ce qui a une influence considérable dans la vie des citadins, comme à Shanghai, où de très nombreux chauffeurs de bus développent des malades touchant les poumons.

 

 

Il faudra persévérer !!


                Cette étude semble être un début, du moins espérons-le, car le travail reste colossal dans ce domaine. Il reste toutefois à prendre les mesures efficaces (et surtout à les appliquer) pour diminuer les rejets dans l’atmosphère, dans les fleuves…, et là le pari n’est pas gagné. Car même si certains hauts dirigeants chinois ont pris conscience des effets destructeurs d’un développement économique à tout-va, les mesures concrètes se font malheureusement encore attendre; la première des priorités n’étant pas aujourd’hui la protection de l’environnement, mais le développement fou de l’économie !

 

                Une des craintes principales est que ce rapport reste « secret », c'est-à-dire que les résultats précis des lieux visités ne seront pas mis à la disposition du public, que cette enquête inédite reste dans les « salles obscures » du pouvoir communiste (remarquons qu’en France, les rapports restent dans les tiroirs, méthode peut-être moins efficace pour dissimuler des réformes ou des enquêtes dérangeantes ?).

 

 

Source : 新世纪周刊


Wangyoann

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