La virginité des jeunes chinoises.

Publié le par wangyoann

            Deux phénomènes liés à l’évolution violente de la société chinoise contemporaine secouent les habitudes sexuelles des jeunes filles. Le premier phénomène est la perte de virginité de plus en plus jeune, d’une manière relativement identique aux sociétés occidentales une quarantaine d’années plus tôt. Le second phénomène concerne l’explosion des opérations pour refaire cet hymen perdu lors de rapport « précoce », opération nécessaire pour rendre cette « pureté » avant le mariage.

 

Des rapports plus jeunes :

            L’ouverture de la Chine sur le monde a favorisé l’augmentation des échanges, des rencontres, des expériences… Le simple fait de se tenir par la main pour deux jeunes adolescents il y a 20-30 ans était une scène très rare à observer dans les rues des villes chinoises tant les tabous sur le plan sexuel pesaient sur le pays. Aujourd’hui, les cangues pesant sur les Chinois se libèrent quelque peu, en particulier celle qui est liée à l’expression de ses sentiments envers un partenaire du sexe opposé. Une petite enquête (informelle) menée en 1989 à Pékin montrait que 15 % des jeunes femmes avaient eu des relations sexuelles avant le mariage. En 2009, une nouvelle enquête indiquait que plus de 60 % des jeunes femmes avaient eu une (ou des) relation avant le mariage. Bien sûr, ces types d’enquête n’ont aucune valeur scientifique, elles permettent simplement de faire une idée du « phénomène ».

 

Reconstruction de « la porte perdue » :

            Dans le même temps, un autre phénomène fait fureur auprès des jeunes filles qui sont sur le point de se marier : la reconstruction de la « porte perdue ». Le journaliste auteur de l’article dit en ces termes : « 中国出现越来越多假处女 » (En Chine, il apparaît de plus en plus de fausses vierges).

            Depuis longtemps en Chine, les contrefaçons, le faux rapporte beaucoup d’argent. Aujourd’hui, un nouveau marché s’ouvre pour les entrepreneurs chinois : le marché « des fausses vierges » !!

            En Chine (et dans de nombreux pays encore très sensibles aux traditions familiales), la virginité avant le mariage est encore « une pensée extrêmement conservatrice du pouvoir masculin », qui touche même aujourd’hui les travailleurs appelés « les cols blancs » (les cadres d’entreprises privées). Ces exigences masculines amènent les jeunes femmes à trouver une solution pour remédier à leur perte de virginité : l’opération !

            Ainsi, Madame Zhou, responsable d’un service gynécologique d’un hôpital de Pékin, voit de plus en plus de jeunes femmes arriver dans son service pour être opérées afin de « reconstruire leur hymen », dans le but « de dire à leur futur mari qu’elles sont véritablement vierges ». Le docteur Zhou pratique lui-même entre 20 et 30 opérations par mois, un chiffre en forte augmentation ces dernières années. L’opération ne nécessite que 20 à 30 minutes pour un montant de 5000 yuan, et le docteur Zhou peut donner à n’importe qu’elle jeune femme l’occasion de retrouver une « seconde nuit d’innocence » !!

            Aucune statistique n’existe actuellement en Chine sur ces jeunes femmes qui se font opérer pour retrouver leur virginité, mais les petites enquêtes menées ici ou là, dévoile une certaine embellie (une nouvelle mode ?) pour ce type d’opération, au même titre que la chirurgie esthétique.

            Sur le blog Tianya, un internaute chinois y est allé de son commentaire : « les femmes demandent que les hommes possèdent une maison et une voiture, pourquoi les hommes ne pourraient-ils pas exiger que les femmes soient vierges ? Par conséquent, mesdemoiselles avides, vous devez bien garder en mémoire : préserver votre hymen ; parce que c’est votre dot en échange [de notre] argent ». Nous ne commenterons pas ce commentaire rétrograde et macho qui représente pourtant la mentalité de nombreux hommes chinois.

            Les forums internet chinois dédiés aux femmes sont le reflet de ces contradictions qui ont surgi avec l’ouverture (en particulier sur le plan sexuel) de la Chine : d’un côté des contacts et des relations de plus en plus jeunes, de l’autre côté, une société dont le noyau est encore très conservateur.

            Entre plaisirs et souffrir, il faut choisir (visiblement, les jeunes Chinoises ont fait le leur !).

 


Source : 看天下


Wangyoann

 

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