Le « commerce » de travaux universitaires devient une industrie en Chine !

Publié le par wangyoann

     La triche aux examens, le « commerce » entre professeurs et élèves pour l’obtention d’un mémoire, etc. ; ces attitudes malhonnêtes deviennent une véritable industrie en Chine, phénomène qui malheureusement s’accroît de plus en plus chaque année.


     Le 21 décembre 2009, le ministère chinois de l’éducation a dévoilé les résultats d’examen des étudiants chinois en anglais, pour ceux en tout cas qui se présentaient aux niveaux 4 et 6. Durant le second semestre 2009, 8,7 millions de personnes s’étaient inscrites à ces examens. Les premières statistiques montrent que près de 10 000 personnes ont « fraudé » les règles d’examens : transmission d’informations pendant l’examen, utilisation de documents interdits, etc.

 

     Toutefois, le phénomène le plus important et également le plus inquiétant concerne le commerce qui se développe pour la rédaction de mémoires, de dossiers, de thèses ou tout autre travail universitaire. Car dans la plupart des cas, les étudiants ne se contentent que d’un copier-coller d’anciens mémoires ou de thèses pour faire valider leur diplôme. Les matériaux utilisés pour la rédaction de leur travail ne sont presque jamais mentionnés, les sources qui leur ont permis de rédiger leur travail sont donc purement et simplement pillées par ces « voleurs » ! On se « retrouve donc bien souvent avec des mémoires en plusieurs exemplaires » !

 

     Ce phénomène de « copiage », de vol, est également très visible dans les travaux universitaires, à l’instar des articles publiés par les chercheurs ! Souvent, un chercheur chinois se limite à recopier ce qu’un collègue a déjà publié, il n’y apporte que quelques modifications et il fait passer sa publication comme un travail de recherches ! Pourquoi ? Tout simplement parce que les promotions (dans le milieu universitaire chinois) sont dépendantes (en partie) du nombre de publications des chercheurs ; la « compétition » est encore plus forte pour les jeunes chercheurs, car ils doivent se battre avec les chercheurs « installés » pour obtenir un poste stable (souvent mal payé), ils doivent donc beaucoup publier pour se faire remarquer ! Ce système favorise au maximum la tricherie et le vol de travaux réaliser par d’autres, puisque dans ce domaine, la propriété intellectuelle de ce type de travaux n’est pas reconnue (ou si peu) ; donc, l’équation pour un jeune chercheur est la suivante : nombre de publications X somme touchée pour un article = revenu substantiel (pour le chercheur) ; cela permet de bien arrondir les fins de mois, car ces revenus sont équivalents à un complément (nécessaire) à un faible salaire ! Ces pratiques ne sont donc pas près de s’arrêter !

 

Source : 凤凰周刊, mi-janvier 2010.

Wangyoann.

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