Les chiffres abracadabrantesques du chômage en Chine ! (2/2)

Publié le par wangyoann

Pourquoi publier des chiffres faux ?


                La première des raisons est de ne pas exacerber et de ne pas montrer aux Chinois et aux pays occidentaux que le développement de l’économie chinoise n’est pas si « miraculeux » que les chiffres officiels semblent montrer !

 

Les dirigeants chinois interdisent presque toutes les publications de statistiques négatives. Étant donné que celles-ci sont particulièrement « sensibles », les organes officiels du parti devant quand même en publier, ils doivent ainsi s’exécuter toujours selon les directives du parti, aux slogans bien connus que sont « l’harmonie » et la « stabilité »  -  ce dernier étant toutefois moins mis en avant que le premier ; les chiffres doivent donc correspondre strictement aux objectifs chiffrés formulés par les hauts dirigeants chinois !

 

                La seconde raison, et sans doute la principale, est que le non-recensement de ces dizaines de millions, voire de centaines de millions de personnes, permet à l’État de se décharger d’un fardeau financier très lourd ! Car si l’État chinois devait les enregistrer, il devrait verser, par des aides financières diverses, des centaines de milliards de yuan supplémentaires chaque année. Cette attitude de l’État chinois montre à quel point il méprise (et insulte) son peuple !

 

                La troisième raison porte sur la transformation progressive de l’économie chinoise ainsi que du vocabulaire qui accompagne cette évolution. Depuis très longtemps en Chine, le terme « chômage » est associé à une « tare du capitalisme » - système économique que les dirigeants chinois ne reconnaissent pas encore pour leur pays. Cela leur permet de négliger les difficultés engendrées par ce type de système économique lorsque le pays n’est pas dans une phase de plein emploi : chômeur, leur prise en charge…  Ce n’est qu’en 1993 que le gouvernement chinois modifia le vocabulaire pour définir son système économique en « économie de marché socialiste », et commença à employer le terme « chômage » (précisément le 3 janvier 1995), avec toute la prudence qui s’impose ce mot encore perçu comme un tabou.

 

                De toute manière, il est impossible que les statistiques concernant les travailleurs chinois soient fiables, car les Chinois entrent et sortent du marché du travail extrêmement rapidement (en raison notamment d’une absence de réglementation efficace des contrats de travail, et surtout en raison de l’inapplication de la loi chinoise en cas de litige entre employés et employeurs, inutile de rappeler le rapport de force inégale entre ces deux catégories), et enfin en raison d’une population migrante de plusieurs dizaines, voire de quelques centaines de millions de migrants. De plus, beaucoup de Chinois ne s’enregistrent pas auprès des bureaux du travail, car ils se disent : «  à quoi cela sert-il ? Il y a tellement de monde à la recherche d’un travail » !

 

                Comme l’écrivent de nombreux internautes chinois dans les commentaires de l’article : « y a-t-il encore des gens qui croient les statistiques du gouvernement chinois » ?

 

 

Source : 凤凰博报


Wangyoann

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article