Les entreprises de tabac sont-elles philanthropes en Chine ?

Publié le par wangyoann

            Ce n’est pas une plaisanterie, il s’agit bien de responsables du parti communiste chinois « travaillant » (c’est un bien grand mot pour ces fonctionnaires-là, car vous n’avez pas oubliez Han Feng et ses carnets dans lesquels il dévoilait sa passionnante vie de haute responsable politique partagée entre le sexe, l’alcool et la corruption) dans une grande entreprise d’État dans le domaine du tabac qui ont « offert » plus de 10 millions de yuan à la « fondation pour le développement des femmes chinoises ». Un don pareil nous fais titiller les paupières, nous fais tressaillir les narines, non, non, nous plaisantons, en 3 mots : sûrement des foutaises.

            Ce qui met la puce à l’oreille, c’est bien évidemment la fondation choisie par ces pourris, et pourquoi ne pas avoir « investi » dans l’ « association des putes de Chine » (c’est vrai qu’avec 10 millions de yuan, ils ne pourraient pas faire grand-chose tant les membres féminins seraient nombreux dans cette association [si elle existait, bien évidemment], puisqu'aujourd'hui la « prostitution » féminine est une « mode » qui se répand partout en Chine, elles attendent en retour des avantages financiers et matériels : tout travail mérite salaire, selon le dicton), pourquoi ne pas avoir offert de l’argent à des associations pour l’environnement, etc. Ils choisissent en fin de compte « l’association des femmes », ils se fichent de qui ces gâteux ?

 

Des doutes :

            Aujourd’hui, plusieurs responsables politiques font part de leurs doutes quant à la légalité de faire don d’une somme d’argent importante au seul nom d’une entreprise ou d’une unité de travail (danwei), à l’instar du responsable adjoint du centre de recherche sur les ONG à l’Université Qinghua, Jia Xijin, qui évoque « une mauvaise idée » ! Mais, comme le fait remarquer ce chercheur, d’autres voies plus discrètes sont habituellement « employés pour réaliser ce type de don », sous-entendu, ces politiques emploient généralement des voies illégales ! La question qu’on peut donc se poser est : pourquoi financer des structures avec l’argent de l’État (donc du contribuable chinois ! Ils ne vont quand même pas faire don d’argent provenant de leurs poches) ? Les possibilités de réponses sont nombreuses : s’assurer des soutiens politiques (cela peut aider en cas de problèmes politiques, judiciaires…) et par conséquent étendre au final leur réseau ; favoriser des proches en leur permettant de gagner de l’argent facilement ; etc.

 

L’association des femmes a finalement accepté le don :

            Chose assez surprenante après tout le ramdam qu’a provoqué cette affaire, le fonds de développement des femmes a accepté le don de 10 millions de yuan (1,2 million d’euros environ) en arguant le fait que cet « argent pourra aider des personnes qui en ont besoin dans des régions pauvres ».

            Un secrétaire général d’un « fonds du Sud de la chine », Xu Yongguang, a déclaré (sans froncé les yeux) : « 基金会可以接受但不要宣传 » (un fonds peu accepter [de recevoir ce type d’argent], il ne doit pas l’ébruiter) ; encore un responsable chinois qui doit croire aux vertus de la transparence !! Comment s’étonner dans ces conditions que tous ces responsables politiques et économiques chinois agissent le plus souvent en toute discrétion, en empruntant presque toujours les voies de l’illégalité ? Après des dons d’un montant pareil, comment les structures qui ont accepté de recevoir un don aussi important ne se sentiraient-elles pas redevables à leurs « bienfaiteurs » (tout pourris qu'ils sont) d'un service futur (en espèces ou en nature) ? Surtout lorsqu’on sait qu’en Chine, les relations (guanxi) sont fondamentales dans le monde des affaires, dans le monde politique, et plus particulièrement pour les fonctionnaires ambitieux.

            Alors ces actes généreux sont-ils réalisés en toute innocence ? Impossible à croire ici en Chine avec cette concentration si impressionnante de pourris !!

 

Source : 凤凰网

Wangyoann

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