Les régions chinoises qui manquent de bras !

Publié le par wangyoann

            Après les vacances du Nouvel An chinois, de nombreuses municipalités chinoises se retrouvent en manque de main-d'œuvre. Les vacances ont été l’occasion pour de nombreux Chinois, et en particulier ceux qui sont surnommés les 民工 (mingong, travailleur n’ayant pas un permis de résident de la ville où il est installé), travailleurs corvéables à merci, sont rentrés, pour beaucoup d’entre eux, dans leur village natal.

            Suivant les entreprises, suivant les régions chinoises, ces travailleurs ont commencé à être en vacances entre la fin du mois de janvier et le début du mois de février. Pour la plupart d’entre eux, la reprise du travail a eu lieu en ce début de semaine. Mais la région du Guangdong déplore aujourd’hui que de nombreuses villes de la province soient en manque criant de personnels, il manquerait « 900 000 travailleurs à Shenzhen, 200 000 à Canton, 350 000 à Dongwan… » !! Il manquerait ainsi, d’après les chiffres des autorités de la province du Guangdong, plus de 2 millions de travailleurs ! Chiffre qui commence à inquiéter les autorités !

            Pourquoi autant de travailleurs ne sont-ils pas revenus dans leurs anciennes usines ? Les raisons principales sont des conditions de vie et des conditions de travail très dures, et surtout un salaire très faible qui ne permet plus de vivre. De nombreux travailleurs ont quitté leur région natale afin de trouver du travail mieux rémunéré, beaucoup d’entre eux se sont alors dirigés vers les régions les plus riches, c'est-à-dire les régions de la façade maritime chinoise allant de Tianjin jusqu’à Canton.

            Une amélioration est-elle possible ? Dans certaines limites financières oui, car on observe déjà des entreprises obligées d’augmenter les salaires pour conserver leur personnel ; il n’est donc pas rare, actuellement, que des entreprises chinoises paient leurs employés au-delà de 2000 ou 3000 yuan par mois, ce qui reste quand même en Chine un salaire relativement faible (cela dépend en réalité de l’endroit où vit la personne qui travaille ; en campagne ce salaire suffit pour vivre, mais dans les grandes villes, ce niveau de salaire permet juste de survivre). Donc, si la pénurie de main-d'œuvre tendait à s’accentuer, cela devrait être bénéfique aux travailleurs ! Du moins, espérons-le !

 

Source : 新民晚报

Wangyoann.

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