Une fillette de 10 ans demande une grâce pour son père meurtrier !

Publié le par wangyoann

                Le 12 mars 2007, Wang Junbao, médecin de campagne âgé de 36 ans, résidant dans la ville de Xuchang (dans la province du Henan), tua sa femme dans son propre cabinet de travail, après une violente dispute ! Avant d’avaler une grande quantité de somnifères pour mettre fin à ses jours, il laissa un testament à sa fille de 8 ans !

                Pour un simple différent portant sur un clou dans un mur, Wang Junbao tua sa femme d’un (ou plusieurs) coup de marteau !

                Les secours, parvenus à temps sur les lieux du drame, réussirent à sauver Wang Junbao. Le procès, lui, s’est tenu à la fin de l’année 2007. Le tribunal de la ville de Xuchang retint le motif « d’acte intentionnel entrainant la mort », pour justifier la peine qu’il infligea à Wang Junbao. À l’issue du procès, il fut reconnu coupable de meurtre et il fut condamné à la peine maximale en Chine : la peine de mort. (Notons que cette peine a été confirmée en janvier de l’année dernière par le même tribunal de Xuchang).

                « J’ai déjà perdu ma mère, je ne veux pas perdre mon père », ce sont les propos que leur jeune fille de 10 ans, Jinjin, a formulés dans sa demande d'aide, dans le but de surseoir à l’exécution de son père. Toute la démarche de demande de révision du procès de Wang Junbao commença il y a un an lors du Nouvel An chinois (démarche initiée par leur jeune fille de 10 ans, Jinjin). Elle demanda tout d’abord de l’aide à un responsable du parti de la ville où ils résident, afin de trouver un moyen juridique « pour sauver [son] père ». Rapidement, un avocat fut contacté et accepta de prendre l’affaire. Une des premières tâches de l’avocat de la jeune fille fut de définir le geste de Wang Junbao comme un « geste violent, mais n’ayant pas pour but d’entraîner la mort », geste ainsi redéfini comme un geste de « pulsion », et qui malheureusement entraîna fortuitement la mort de sa femme.

                La jeune fille rédigea dans le même temps une lettre à l’adresse du plus haut tribunal de Chine à Pékin : la Cour populaire suprême, afin de demander la non-application de la peine infliger à son père. Le 24 mars, le résultat de toutes ces démarches fut l’annulation par le tribunal de la ville de Xuchang, de la condamnation à mort de Wang Junbao, en arguant du fait que des « éléments de l’affaire n’étaient pas clairs ». Échappatoire du juge face à la détresse d’une enfant de 10 ans, pressions des autorités supérieures du parti ? En tout cas, le résultat est bien là : la justice chinoise a fléchi devant ce cas ! C'est assez rare pour que nous le signalions ici.

 

Source : Souhu 搜狐

Wangyoann

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