Plus de 4 millions de Chinois travailleraient à l’étranger !

Publié le par wangyoann

                Le Vietnam, l’Inde, le Niger, Angola, etc. sont les pays qui accueillent le plus de travailleurs chinois. Cela ne va pas sans poser de problèmes avec les populations locales. Les entreprises chinoises sont de plus ne plus présentes sur les marchés étrangers, en particulier dans la fabrication de centrales électriques, dans le développement d’infrastructures comme les routes, les complexes pétroliers… Sauf que depuis plusieurs mois, les relations entre les travailleurs chinois et les populations locales se tendent de plus en plus ! La crise immobilière aux États-Unis à exacerber ces tensions, car de nombreuses entreprises de ces pays captant une grande manœuvre chinoise sont touchées de plein fouet ; leurs grandes entreprises licencient alors que les entreprises, en particulier les entreprises chinoises, recrutent la majorité de leur personnel en Chine !

 

Une fronde qui n’est pas isolée !

                Attisée par les intellectuels de ces différents pays, la population s’oppose à la présence de ces étrangers, par exemple au Vietnam où la construction d’une nouvelle centrale électrique a nécessité la présence de plusieurs milliers de travailleurs : 2000 travailleurs étaient Chinois, alors que les Vietnamiens n’étaient que quelques centaines ! Face aux pressions de la rue, le gouvernement vietnamien a dû durcir ses conditions d’octroi de visas, afin de privilégier l’emploi de personnel local. Plusieurs autres chantiers aux mains d’entreprises chinoises font devoir également remplacer le personnel chinois par du personnel vietnamien, obligeant ainsi plusieurs milliers de travailleurs à rentrer en Chine. Certains villages au Vietnam sont peuplés uniquement de Chinois, une immigration, donc, nombreuse et très souvent mal intégrée à la vie locale.

                L’Angola, l’un des pays d’Afrique les mieux pourvus en pétrole, est ainsi devenu un des pays qui a connu la progression la plus rapide de travailleurs chinois sur son sol (et l’on comprend pourquoi) ! Les travailleurs chinois seraient ainsi plus de 100 000, rien que dans ce pays ! Un port spécial a même été construit non loin de la capitale Luanda, juste pour les entreprises chinoises ! Aujourd’hui, les entreprises chinoises sont présentes dans presque tous les pays africains, ils formeraient un contingent de plus d’un million de personnes (la Chine et les statistiques !) d’après les autorités chinoises, auquel il faudrait ajouter plusieurs centaines de milliers, voire quelques millions de Chinois sans papier !!

                En Angola également, la population locale s’oppose à l’implantation d’entreprises chinoises, car celles-ci ne recrutent que des Chinois, elles créent donc un microcosme renfermé sur lui-même. Le salaire moyen pour les travailleurs chinois est de 5000 yuan (environ 500 euros) par mois (chiffres fournis par le gouvernement chinois, est-ce vraiment le salaire versé aux travailleurs qui décident d’aller à l’étranger ?), alors que le salaire local est de 2 à 3 fois plus faible. Les travailleurs locaux pointent ainsi du doigt ces entreprises (en Asie ou en Afrique), en affirmant qu’elles « volent leur travail ».

Durcissent des conditions d’obtention de visa :

                Le Vietnam est le premier pays à avoir imposé des conditions restrictives pour le recrutement de main-d'œuvre étrangère. Le Vietnam doit faire face chaque année à l’arrivée sur le marché du travail 1 à 1,5 million de jeunes. Avec la crise économique actuelle, les entreprises vietnamiennes ne recrutent pas ou trop peu. Or, lorsque les entreprises chinoises s’implantent dans un pays, elles recrutent en priorité de la main-d'œuvre chinoise ; ne faisant pas profiter de leur présence les populations locales, souvent déjà touchées sévèrement par le chômage, elles se mettent à dos les gouvernements locaux qui font eux-mêmes pression sur le gouvernement pour limiter les entrées d’étrangers ; les travailleurs étrangers visés sont les travailleurs chinois).

              Depuis peu, de nombreux autres pays se sont joints à la limitation de délivrance de visa pour les travailleurs chinois : États-Unis, Australie, Angleterre… Dans d’autres pays, comme Singapour ou la Malaisie, les autorités locales craignent carrément des débordements ! Car l’immigration chinoise dans ces deux pays a été forte ces dernières années. Un ancien ministre malaisien a déclaré il y a quelques mois : « nous devons d’abord nous occuper de nous-mêmes ». Des reconduites à la frontière ont même été mené par certains gouvernements, notamment au Vietnam et en Inde.

                En outre, ce qui renforce ces pays à durcir leurs conditions d’entrée est la part importante de Chinois sans visas valides. De plus, la plupart d’entre eux n’ont pas de formation, ils grossissent ainsi les rangs des personnes à la recherche d’un travail, et cela, au détriment, une fois de plus, de la main-d'œuvre locale.

                Les travailleurs chinois qui partent travailler à l’étranger travaillent dans des conditions honteuses pour un maigre salaire, dans des conditions parfois pires que s’ils travaillaient en Chine ! Peu de reportages ou de témoignages sont réalisés sur ces travailleurs « de l’ombre » !

                Enfin, une question qui est loin d’être négligeable est celle qui concerne les espions chinois disséminés un peu partout à travers le monde, des sources d’informations pour le gouvernement chinois, dont on n’a pas idée ! C’est une question abordée notamment à Taiwan, où des politologues s’interrogent ouvertement sur ces « espions » venus de Chine, les risques encourus par les gouvernements occidentaux, etc. (Nous essayerons d’y revenir dans un prochain article.)

 

Source : 凤凰周刊

Wangyoann.

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